Fièvre noire, Karen Marie Moning

Editions : J’ai lu
Genre : Bit-lit
Pages : 414
Prix :12,50€

 Quatrième de couverture :

«Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n’essaie de me tuer, c’est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faës. Pour moi, un bon faë est un faë mort. Seulement, les faës Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour… le sexe.

Au fait, je m’appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer.
La bonne nouvelle : nous sommes nombreux.
La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos.»

Avis :

Disons que ça fait un petit moment que cette série traîne dans ma PAL… Je me suis qu’il faudrait la commencer un de ces jours, profitant de mes vacances d’été, je ai dévoré ce premier tome.

MacKayla Lane est une jeune serveuse de 22 ans, habitant dans une petite ville de Georgie. Bien sous tout rapport, elle mène une vie tranquille avec une famille aimante et sa sœur Alina.
Cette dernière est partie en Irlande, il y a quelques mois.
Le monde de Mac bascule, un beau jour d’été où on lui apprend que sa sœur chérie a été assassinée. Anéantie, elle se précipite en Irlande pour la venger alors que l’affaire est classée par la police.

Mac a Dublin, c’est comme un cheveu dans la soupe, petite princesse rose bonbon sous le ciel gris d’Irlande.
Seule, elle tente tant bien que mal de résoudre le mystère de la mort de sa sœur. Cette dernière lui a laissée un message avant de dormir, rechercher le Sinsar Dubh.
Petit à petit, Mac rentre dans un nouvel univers peuplé de Faë, un monde totalement inconnu, oscillant entre folie et désir de vengeance, elle continue ses recherches et tombe sur la librairie Barrons – Bouqins et Bibelots (c’est à ce moment que toutes les filles crient : « Barrrrrrroooonnns !!! »)
Jéricho Barrons, c’est, comment dire, le mystère personnifié, on n’arrive pas à le cerner, et il fait chavirer le cœur des jeunes filles.  Un mâle protecteur quelque peu sans cœur mais sur qui Mac peut compter.
Lui et Mac ont des relations un peu « tendu », entre attirance et colère. J’adore !

Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire, mais vous conseillez de la lire. Ce roman est écrit à la première personne. En fait c’est la Mac du futur qui nous raconte son histoire, sorte de journal intime, c’est assez marrant de la voir faire des commentaires sur les comportements qu’elle a pu avoir dans le passé.

Karen Marie Moning, avec ce premier tome, pose les bases de son roman, un univers entre terre et faërie avec un large bestiaire, des personnages avec de la personnalité, Mac et Barrons sont rarement d’accords sur les décisions sauf pour se battre.

Elle sème des pièces de puzzle au fil des pages, nous donnant qu’une hâte finir ce tome pour mieux attaquer le prochain.

Bride stories, Kaoru Mori

Editions: Ki-oon
Genre: Seinen, Historique, romance
Volumes: 4 (en cours)
Prix: 7,65

Synopsis:

La vie d’Amir, 20 ans, est bouleversée le jour où elle est envoyée dans le clan voisin pour y être mariée. Elle y rencontre Karluk, son futur époux… un garçon de huit ans son cadet ! Autre village, autres mœurs… La jeune fille, chasseuse accomplie, découvre une existence différente, entre l’aïeule acariâtre, une ribambelle d’enfants et Smith, l’explorateur anglais venu étudier leurs traditions.
Mais avant même que le jeune couple ait eu le temps de se faire à sa nouvelle vie, le couperet tombe : pour conclure une alliance plus avantageuse avec un puissant voisin, le clan d’Amir décide de récupérer la jeune femme coûte que coûte…

Avis:

Amir, 20 ans se retrouve mariée à Karluk,12 ans. Loin de son village natal, elle apprend une nouvelle vie et de nouvelles mœurs. Mais on peut voir que c’est une jeune fille plutôt extravertie qui s’adapte vite.
C’est ainsi que Kaoru Mori nous dépeint le quotidien d’un village avec pour fond la route de la soie.

Amir amène avec elle une autre façon de vivre, elle n’hésite pas à aider sa nouvelle famille. Elle reste une femme assez indépendante, elle sait chasser et le montre quand le besoin se fait sentir même si ce n’est pas une coutume dans ce village.
Elle s’intègre plutôt bien dans la famille de Karluk. D’abord « dérangée » par leur différence d’âge, on rentre petit à petit dans le manga et on finit par ne plus y faire attention. Ils forment un beau couple avec leur maladresse et leur tendresse. Karluk est certes jeune mais il se soucie beaucoup de faire plaisir à Amir et la suit sans rechigner.
Les autres personnages qui gravitent autour d’Amir sont tout aussi attachant.
Le chercheur anglais qui étudie la famille d’Amir et nous permet d’avoir quelques explications culturelles, la grand-mère revêche et la tripotée d’enfants qui se battent à tout va.
On se sent tout simplement en famille pour apprécier chaque détail de la vie et du paysage.

La couverture est magnifique, elle nous montre les prémices d’un dessin détaillé et exotique. Elle tape à l’œil et c’est l’une des raisons qui m’a fait craquer pour ce manga.
Comme je le disais le dessin est très détaillé, rien n’ait laissé au harsard de la tapisserie à la boiserie, en passant par les personnages qui nous paraissent presque vivants.

Kaoru Mori nous signe, avec Bride Stories, une très belle série. A suivre.

Nana, Ai Yazawa

Editions: Delcourt

Genre: Shojo

Synopsis:

La première est rêveuse, rigolote et sensible, mais « cœur d’artichaut », un brin capricieuse et loin d’être indépendante. La seconde est plus mature, déterminée, un peu mystérieuse mais peut être d’une froideur qui glace le dos. Toutes deux s’appellent « Nana », ont un attrait pour l’art et ont vécu en province. Toutes deux vont connaître l’Amour et décider de partir pour Tokyo.

 

Avis:

Nana, c’est deux jeunes filles que tout oppose, leur histoire, leur situation, leur caractère, rien ne les rassemble à part leur prénom signe de chance.
Dans ce premier tome, scindé en deux, on apprends à connaître nos deux héroines.
La première, Nana Komatsu, est un cœur d’artichaut et enchaîne souvent les deceptions. C’est un vrai bout en train, malgré ces déceptions amoureuses, on rit de ses résolutions quelque peu naive, tout cela la rend plutôt attachante.
La seconde, Nana Ôsaki est chanteuse dans un groupe de rock, elle est d’ailleurs en couple avec le bassiste. C’est une fille assez « sombre » qui n’a pas eu une enfance facile et qui a vite été indépendante. Elle a un coté très terre à terre comparé à Nana Komatsu.

Graphiquement, ce n’est pas vraiment mon style. Même si j’aime le coté « réaliste » de la couverture, le dessin des personnages, surtout féminin n’est pas vraiment à mon goût. Je trouve que les hommes sont mieux travaillés.
C’est un premier tome plutôt engageant, malgré tout je ne sais pas si je continuerais cette série, étant donné que l’auteur est malade et met plus de temps à continuer la série.
Affaire à suivre…