Les vies valses, Franck Joseph Fouillet

Editeur: Mon petit éditeur

Genre: Contemporain

Pages: 202

Quatrième de couverture:

Jeanne et Gaston, la soixantaine rayonnante, profitent d’une retraite bien méritée après de dures années de labeur en tant qu’agriculteurs. Cette nouvelle étape de leur vie sera alors propice à un retour sur le passé, riche d’anecdotes aussi multiples que variées. De leur – déjà lointaine – arrivée à l’exploitation, en passant par le départ de leurs enfants, ces deux personnalités dépeintes avec subtilité nous révèlent, entre déception et allégresse, leurs émois.
À travers cet agréable récit, Franck Joseph Fouillet nous livre une émouvante fresque aux échos romanesques et sociaux. En décrivant, non sans humour, les turpitudes de la vie d’un couple d’agriculteurs, l’auteur réussit à passionner et émouvoir. De par son caractère naturaliste, cet ample récit organisé autour de nombreuses anecdotes captive tout en distrayant. Tantôt burlesque, tantôt grave, « Les Vies valses » est un ouvrage pittoresque et singulier, d’une richesse irréfutable.

Avis:

Les vies valses, c’est la simple histoire d’un couple de sexagénaire, qui affronte leur retraite et se souvienne du bon vieux temps. Jeanne et Gaston sont mariés depuis plus de quarante, et après toutes ces années, leur amour n’a pas faibli. Ils sont de jeunes retraités qui apprennent à faire face au vieillissement et au changement.
C’est une histoire simple, de monsieur et madame tout le monde. Une histoire qui ne nous parle pas peut être pas maintenant, mais qui nous parlera un jour.

L’auteur alterne entre les scènes présentes et les scènes du passé. Souvent l’une entrainant l’autre. On alterne aussi les deux points de vue, chacun des personnages vivants cette situation différement et nous apportant son lot d’anecdotes. Jeanne est une femme forte, elle sais s’imposer. Après une jeunesse difficile, elle a décidé de monter son exploitation et même si elle a fait rire les paysans du coin, elle a vite réussi à gagner leur respect. Elle mène parfaitement sa baraque et n’a rien à envier aux hommes.
Quand à Gaston, c’est un homme tranquille, il laisse volontier sa femme être le patron. Au début, conducteur de camion, il finit par travailler avec Jeanne à la ferme.
Ils s’aiment, mais ils n’hésitent pas à se moquer l’un de l’autre. La réparti est bien formulé et on aime leur complicité.

Gaston se moquait alors de sa Marie pisse trois gouttes dans quatre assiettes. Dés qu’il faisait humide ou qu’il pleuvait, Jeanne n’arrêtait pas de tirer la chasse. 

Deux cent pages pour résumé quarante ans de mariage. Court mais émouvant. Par sa plume Franck Joseph Fouillet m’a permis de rentrer dans ce petit ménage bien sympathique, où on rit, on chante et bien sur on valse.
La fin m’a plus qu’ému, puisque je n’ai pu m’empêcher de verser ma petite larme, voir un gros sanglot je l’avoue.
J’aime les histoires simples, sans fioritures, où l’amour est tout ce qu’il doit être. Et Les vies valses, c’est une histoire qui m’a parlé.

Des sons d’accordéon l’enveloppaient de bien-être. Des paroles de chansons entonnées à mi-voix réveillaient ses sens. Des « il est entré dans mon cœur une part de bonheur dont je connais la cause. » Les « car l’on croit toujours, aux doux mots d’amour, quand ils sont dits avec les yeux. » Les « c’est lui pour moi, moi pour lui dans la vie… »

Merci à la maison d’édition pour ce partenariat.

Les chroniques de Wôrjan, Muriel B. Intem

Editions: Artalys

Genre: Fantasy érotique

Pages: 352

Quatrième de couverture:

Wôrjan, un monde sauvage mais évolué, où la magie règne depuis toujours. Une terre où le mal guette la moindre faille, depuis les abîmes, pour surgir et affirmer son pouvoir. Cependant, les dieux sont aussi présents, et dans le maelström du temps, une légende qui devait défier les siècles prend un jour le visage d’une jeune humaine, Maelya, prêtresse et guerrière. Elle sera celle qui chassera les démons et équilibrera la balance du bien et du mal, celle qui unifiera les différents peuples. Mais en mettant son propre bonheur en péril, car elle est avant tout une une femme sensuelle qui rêve d’amour. Aura-t-elle le courage d’affronter son destin?
Ce récit est constitué de trois parties, « Naissance d’une prêtresse-guerrière », « Un cœur en guerre », « Dictat et crimes ».

Avis:

C’est avec ravissement et envie que j’ai tourné la dernière page des Chroniques de Wôrjan.
Dans ce roman, Muriel B Intem nous livre la naissance et les premières légendes de la prêtresse et guerrière, Maelya.
Tout d’abords nommée Eileen, nous la rencontrons à l’adolescence. Les premiers amours sont le thème principal des premières pages. 
On suit cette jeune fille à la découverte de son corps et des prémices de l’amour.Les chroniques de Wôrjan est un roman de fantasy érotique, et on le sait.
D’abord déroutée par autant de scènes de sexe que l’on peut parfois trouver superflues. Malheureusement ternies par un drame qui mènera Eileen à devenir Maelya, la grande prêtresse.

La première partie est un genre de voyage initiatique, la naissance de Maelya, d’un amour passionnel, et d’un sacrifice.
Maelya est un personnage attachant, tant elle est humaine, sa plus grande faiblesse est l’amour qu’elle attache aux gens.
Certains trouveront qu’elle tombe facilement amoureuse… Je ne pense pas. Maelya est décrite de cette façon, c’est un personnage qui porte beaucoup d’amour en elle, c’est ce qui fait sa force mais aussi sa plus grande faiblesse.
C’est aussi ce qui lui a permis de devenir une grande prêtresse et une grande guerrière. 
Même si j’ai trouvé les deux premières parties un peu rapides et peut être « faciles », la troisième nous tient en haleine jusqu’au bout, on sent une réelle évolution au niveau du rythme. L’auteur arrive à mieux mélanger les deux genres sans outrance et la quête de Maelya est plus « recherchée ».

J’ai tout simplement dévoré les Chroniques de Wôrjan, c’est pour moi une petite perle qui promet beaucoup. 
Muriel B. Intem construit tout un univers de fantasy, avec son lot d’elfes et de nains. Le monde de Wôrjan est vaste, et le roman est accompagné d’une carte pour qu’on ne se perde pas au cours de notre voyage. Pour pousser son univers jusqu’au bout, l’auteur utilise des indicateurs temporels bien à elle et si je ne me trompe pas, les miris correspondent aux jours, les décades à dix jours, donc je pense que ça pourrait être relié à nos semaines à nous, j’ai trouvé ça vraiment intéressant.

Revenons au coté érotique de ce roman, coté très plaisant par ailleurs.
Le roman est parsemé de relations sexuelles, seul, à deux ou à plusieurs, tout y passe. Le monde de Wôrjan est un monde très ouvert, les relations amoureuses et sexuelles ont une grande place et ne sont sujet à aucun tabou. J’ai aimé cette ouverture d’esprit, comme on dit « faites l’amour pas la guerre ». 
On peut trouver ça répétitif, mais nous ne sommes pas là à la découverte des diverses positions du kama sûtra mais bien à la découverte du plaisir dans tout ce qu’il comporte.
Muriel B. Intem nous sert de sa plume des ébats tantôt tendres, tantôt violents avec sensualité et poésie, aucune vulgarité même dans les scènes les plus horribles, où elle réussit à faire transparaître toute la douleur et l’humilité endurées.

J’ai été séduite par cette prose qui fait travailler l’imagination et ne m’a pas laissée indifférente. 
L’auteur mêle bien la fantasy avec un bel univers et l’érotisme, au travers d’un merveilleux personnage qu’est Maelya.
C’est avec plaisir que je lirai la suite.

Je remercie les éditions Artalys et le Sanctuaire de la lecture pour ce partenariat.

Prends soin de maman, Shin Kyung-sook


Editions: Oh!
Genre : Contemporain
Pages: 270
Prix : 17,90€

Quatrième de couverture:
Le jour où Sonyô disparait, égarée dans la métropole, ses enfants, devenus adultes, voient un abîme s’ouvrir devant eux. Ensemble, ils se démènent pour la retrouver. Et, chacun à son tour, ils explorent ce lien unique qui les liait – les lient encore – avec celle qui leur a donné le jour. Les attentions quotidiennes, au village où ils ont été élevés, les espoirs que leur mère plaçait en eux, son soutien indéfectible… Eux qui sont partis vivre leur vie, laissant derrière eux cette femme uniquement préoccupée de leur bonheur, se heurtent à son absence. Au vide auquel elle les confronte. Au vertige de la disparition…
Un hommage bouleversant à l’amour maternel, unique, universel et absolu.

Avis:
On commence le roman dans la peau de Chihôn, sa mère, Sonyô, venue à Séoul avec son père pour l’anniversaire de celui-ci, n’est pas montée dans le métro et depuis a disparu.
A partir de là, on voit à travers ses lignes la recherche incessante des enfants de Sonyô et surtout le point de vue de ses proches face à cette femme qu’ils croyaient connaitre.
Au cours du roman, on rencontre trois des enfant de Sonyô, ainsi que la vision du père qui se sent terriblement coupable. Chacun d’eux nous montre comment ils voyaient leur mère et à travers leur regard on apprends à la connaitre.
L’auteure nous peint des personnages très touchant, face à la disparition de leur mère, on y découvre la façon qu’ils avaient de l’aimer mais aussi malheureusement, comment parfois ils pouvaient l’ignorer. On commence et termine ce roman avec Chihôn, qui est écrivain, je me pose la question, si il n’y a pas un rapport avec l’auteure.
Le roman se découpe en quatre chapitres et un épilogue. Chacun d’eux possède un personnage principal. Il faut s’habituer aux flash black continuels et surtout ne pas se perdre. Le narrateur est toujours exterieur au roman, le dernier chapitre est d’ailleurs assez particulier, puisqu’on se rend compte que le narrateur est la mère. Je n’ai d’ailleurs pas tout compris au chapitre. Par contre, soit le narrateur emplois le tutoiement en s’adressant au personnage principal, soit il utilise la troisième personne. C’est assez déroutant, je n’ai d’ailleurs pas bien compris l’utilité de ses différentes utilisations. Mais, je trouve que l’emploi du tutoiement permet de mieux s’identifier au personnage et rend la lecture plus touchante, c’est comme si le narrateur nous parlait.
Il ne faut pas chercher de l’action dans ce roman, dans ce cas là vous vous y ennuierez. Au contraire, ceux qui y cherchent de l’émotion et de la reflexion, y trouveront leur compte.
Pour résumé, c’est un joli roman sur l’amour maternelle et maritale. Je m’y suis retrouvée, on imagine trop souvent que nos mères sont simplement des mères et on oublie qu’elles sont aussi des femmes uniques et qu’elles ont aussi leur secret.
Je remercie A&M pour ce partenariat et bien sur la maison d’éditions XO pour ce roman.