La Dame sombre, Ambre Dubois

Editions : Le chat noir
Genre : Fantasy
Pages : 306
Prix : 19,90€

Quatrième de couverture :
Au pied d’un cercle de menhirs, une jeune femme aux cheveux et aux yeux couleur corbeau se réveille. Qui est-elle ? Elle l’ignore. Où se trouve-elle ? Elle va bientôt le découvrir…

En plein territoire picte, résistant aux envahisseurs romains, une tribu de celte recueille la mystérieuse femme. Rapidement, elle va se trouver mêlée au quotidien de ce peuple, à ses légendes, à ses mystères et à ses désespoirs. Le cercle de pierre sera-t-il la clef qui lui rendra son identité ?

A moins que ce ne soit le vampire qui la surveille dans l’ombre…

Avis : 

Tout d’abord, je tiens à remercier Ambre Dubois pour ce partenariat, ainsi que le forum A&M.

Pourquoi ce tour ? Tout simplement parce que j’ai été attirée par cette couverture mystérieuse, ce titre qui l’est tout autant et ce résumé aguichant. Je n’ai pas été déçue.

La Dame sombre, c’est l’histoire de Mévéa, étrange femme aux yeux noirs et aux cheveux semblables aux plumes des corbeaux. Elle se réveille amnésique en centre d’un cromlech en plein territoire picte. Ces derniers font partie des peuples celtes. Notre roman se déroule en Ecosse et le mur d’Hadrien est le centre d’une croisade que les romains ont entamé pour conquérir et convertir ce peuple barbare.
Sans rentrer dans un livre historique, Ambre Dubois montre qu’elle connaît son sujet et nous dépeint une civilisation loin de cette image primitive. J’y ai retrouvé la culture celte qui m’attire et que j’ai pu rencontrer dans d’autres romans.

Mévéa a été recueillie par le clan de l’Aigle. Ces derniers, tout d’abord réticents face à cette inconnue, finissent par l’adopter. Pradaeg, le « vate » du clan, sera une sorte de pont entre elle et le reste de la communauté. Mévéa s’adapte d’ailleurs très bien et ne rechigne pas à la tâche. Elle demandera à Lennia, une chasseuse émérite, de lui enseigner son savoir.
Catte dernière est une jeune fille assez méfiante au premier abord, mais pleine d’énergie. On apprend à l’apprécier au fil des pages. Elle s’est amourachée de Brannos, un charmeur très protecteur de son frère Pragus, dénigré par les autres enfants.
Et comme il y a une belle héroïne, il nous faut le beau héros romantique et timide : Galen. Magnifique guerrier à la chevelure de feu, il attend l’élue de son cœur.
Des personnages bien développés, avec un passé souvent difficile. Par contre, j’ai trouvé leurs descriptions répétitives et cela donnait une certaine lourdeur au roman. Hormis cela, Ambre Dubois a une écriture agréable et poétique.
L’auteur aime mélanger les genres en nous incluant une communauté vampirique en déclin. Ils se sentent aussi menacés par les romains et voient en Mévéa un signe du destin. La recette marche bien et je pense qu’elle ravira les lecteurs assidus des deux genres. En prime, un peu d’érotisme, rien de transcendant mais plein de douceur et de tendresse.

La fin m’a laissée sans voix. Ambre Dubois m’a tout simplement ravie. Elle m’a ramenée à mes premières lectures, telles que Les enfants de la terre : une femme mystérieuse, compatissante, courageuse dans un monde tellement bien détaillé qu’on s’y croirait.
La première chose que j’ai faite : regarder quand sortirait la suite.

Vampires d’une nuit de printemps, Lia Vilorë

Editions : du Petit Caveau
Genre : Fantastique
Pages : 250
Prix : 17,90€


Quatrième de couverture :

Cher journal,

Désormais, mon nom est Fáil, Lia Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… Pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ».
Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses !
Ouai… Surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ?
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !
Ca me rappelle quelque chose…
M’en parles pas !

Bourré de références cinématographiques, de traits d’humour, et de rebondissements, l’auteur nous propose de suivre les pas de son héroïne, Lia Fáil, dans une enquête qui lui promet de vivre maintes péripéties.
Un récit moderne et original, teinté d’humour pour le moins mordant !

Mon avis :

En cette nuit de décembre on peut dire que Lia Fáil est comme qui dirait morte. C’est sans compter sur la grande générosité de Maximilian Orfhlaith, qui partage son sang pour faire d’elle un vampire.
C’est ainsi que s’ouvre le roman de Lia Vilorë.

Pendant une bonne partie du livre, on découvre les premiers pas de Lia en tant que jeune vampire et tout ce que cela implique. On nous explique que la communauté vampirique est répartie en différents Convents, sorte de grande famille composée de treize individus.
Dans ce roman nous ne verrons que le convent des Orfhlaith et celui des Ailill. Les maîtres sont les jumeaux Maximilian Orfhlaith et Ava Ailill. Les premiers sont là pour protéger les seconds Ils partagent leur tradition et leurs rites. A chacun des membres correspond un membre de l’autre convent de sexe opposé. On fait ainsi la connaissance du compagnon de Lia, Amael Ailill.
Pendant ce temps, une centaine de pages s’écoule, jusqu’au renversement de situation et au début de l’enquête ; qui a bien pu tuer le Maître Orfhlaith? Bien sûr, c’est vers Lia que se dirigent les soupçons.

Malgré un début qui traîne un peu en longueur, Lia Vilorë nous expose une mythologie vampirique plutôt originale. En tout cas je n’en avais pas encore rencontré dans ce style-là.
Ajoutez aussi le fait que chaque vampire développe un pouvoir qui lui est propre, en fonction de leur histoire et expériences personnelles, ce qui explique que, sur la quatrième de couverture, Lia parle avec son journal. Une des petites choses qui m’ont attirée vers ce roman.

J’ai aussi beaucoup aimé les différentes références cinématographiques, que ce soit de la part de Lia ou de l’auteur en début de chapitre.
L’humour est toujours au rendez-vous, parfois redondant, mais cela ne nous empêche pas de sourire.

Lia est une jeune femme timide qui ne peut s’empêcher de parler à tout va dès qu’elle se sent mal à l’aise. Le cynisme est l’un de ses remèdes aux situations qui la dérangent.
Autour d’elle gravitent plusieurs personnages, dont Amael, son preux chevalier, extrêmement soumis. Cela en est presque ennuyeux.
Rose et Brian sont les deux autres vampires, avec Amael, qui croient en l’innocence de Lia. Brian a toujours le mot pour rire. Quant à Rose, elle est tendre et sage. Ils forment un joli duo et on peut voir qu’ils sont prêts à tout l’un pour l’autre. Les couples sont formés par les maîtres des convents, mais on peut voir qu’au fil des années des liens se créent entre les partenaires.

Pour en revenir à l’enquête, l’auteur ne nous laisse pas beaucoup de repos. Plusieurs suspects s’affichent à nous et les indices se succèdent pour enfin arriver à la conclusion finale.
Même si je n’ai toujours pas compris les différents éléments historiques des communautés de vampires, j’ai apprécié l’originalité et le style agréable de Lia Vilorë. L’humour donne un côté léger au roman et les références cinématographiques lui donnent du cachet.

Merci aux éditions du Petit Caveau pour cette belle découverte, ainsi qu’au forum A&M.

La petite femme aux cigarettes, Florian Houdart

Editeur: Chloé des Lys
Genre: Contemporain
Pages: 120
Prix: 26,40

Quatrième de couverture:
Anna, écoute-moi. Ecoute mon coeur qui te parle de ma terrible maladie. D’abord, ils m’ont pris ma conscience. J’étais quelqu’un de bon et ils ont fait de moi cet être sans scrupules. Ensuite, ils m’ont pris mes rêves et ma bonne humeur. Là, ce n’était pas encore trop grave. Les choses ont commencé à empirer quand quelqu’un d’autre s’est mis à penser à ma place dans ma tête. Ça m’épuisait. J’étais obligé de passer ma vie au lit. Après, ils m’ont pris mes yeux et j’ai vu le monde autrement. Et je peux t’assurer qu’il est vraiment horrible. Maintenant, ils m’ont mis une autre bouche. Ce n’est plus tout à fait moi qui te parle. Mais je suis encore là, derrière ce masque qu’on a collé sur ma vie, et je sens que je pourrais revenir à moi au travers de l’amour que j’aurais dû te donner, en dépit de toute convention sociale. Anna, aime-moi. Et je redeviendrai Louis, Gros Louis.

 

Avis:
Je tiens à remercier les éditions Chloé des Lys pour ce partenariat, ainsi que le Sanctuaire de la lecture. Malheureusement, je ne pense pas rendre un très bon hommage à ce roman. Je n’ai pas été conquise par l’auteur, même si l’histoire reste touchante.
Florian Houdart nous offre une relecture du conte La petite fille aux allumettes, et nous décrit en quelques pages la déchéance d’une femme, d’Anna.

Tout d’abord, je n’ai pas été séduite par les illustrations de Guildéric qui pourtant décrivent bien chaque chapitre. Elles ajoutent un certain coté mystique, qui s’inscrit bien avec certaines scènes du roman, comme lorsque les personnages regardent les étoiles.
Je rajouterais que la quatrième de couverture est totalement illisible. Les encadrés ne sont pas alignés, et l’écriture est floue, je devais forcer pour lire, ce que je n’ai pas réussi à faire dans tous les cas. Je pense que cela pourrait arrêter plus d’un lecteur.

L’idée de fond est pas mal, reprendre un conte d’Andersen pour le calquer à la dure réalité. Réalité d’Anna, trentenaire, qui se bat au quotidien pour survivre jusqu’à l’élement déclencheur qui fera tout basculer.

Un prologue plutôt déroutant qui suit presque tout le roman, un style assez particulier qui ne m’a pas forcément faite adhérer à l’auteur mais, un épilogue émouvant.
Malgré le coté émouvant de l’histoire d’Anna, qui perd tout, à qui il ne reste que ses cigarettes, qu’elle fume, qu’elle revend… Je n’ai pas accroché au roman. Pourtant Florian Houdart met le doigt sur un point important de notre société, l’ignorance des gens face à la déchéance de certains.

Par rapport aux personnages, je ne sais pas trop quoi dire car aucun ne m’a plus plu qu’un autre. Anna est plutôt une femme faible, peut être dû à l’état de sa mère folle et à son enfance, dans tous les cas, elle se laisse faire par le destin.
Elle a aussi la chance de rencontrer des personnages bons qui lui rendront sa descente un peu moins terrible.

En conclusion, un roman court, 120 pages, il se lit vite, l’histoire est émouvante mais le prix, 26 euros, ainsi que la quatrième de couverture arrêteraient n’importe qui.